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⚡TL;DR – L’essentiel en 30 secondes
- Le 24 novembre 2026, le DNS public Quad9 (9.9.9.9) cessera de répondre en France, suite à une décision de justice.
- Beaucoup de PME l’utilisent sans le savoir : il est souvent saisi une fois dans une box ou un pare-feu, puis oublié.
- Même mécanique qu’avec Claude Fable 5 et Mythos 5, coupés dans le monde entier par un ordre américain le 12 juin : un service peut disparaître sur décision d’un tiers.
- À faire avant le 24 novembre : lister les DNS utilisés par vos équipements et choisir les vôtres, deux de préférence.
- Kaizit peut réaliser cet inventaire en quelques heures.
Le 24 novembre 2026, une partie de votre réseau pourrait sembler en panne alors que votre connexion internet fonctionne. La cause : un réglage que personne n’a jamais choisi, un DNS (Domain Name System).
Le DNS, l’annuaire dont tout dépend
Le DNS traduit le nom d’un site (kaizit.fr) en adresse que les machines comprennent. Sans lui, messagerie, outils cloud et accès à distance deviennent injoignables, même si le réseau est en parfait état.
Ce qui se passe avec Quad9
Le 22 octobre, la fondation suisse Quad9 a annoncé qu’elle cessera de servir la France le 24 novembre 2026. Le tribunal judiciaire de Paris, saisi par beIN Sports, lui a ordonné de bloquer 58 sites de streaming illégal, sous astreinte (pénalité financière quotidienne). Quad9 refuse : elle affirme ne pas pouvoir identifier ses utilisateurs français, et ne veut pas appliquer une décision française au monde entier. Elle préfère partir. OpenDNS (Cisco) avait fait le même choix en 2024, et Mullvad ferme ses DNS publics le 2 novembre.
Quad9 cite parmi ses utilisateurs la SNCF, EDF ou France Travail. Une PME peut donc très bien en dépendre.
Le parallèle avec Mythos : même risque, autre échelle 🔌
Le 12 juin, un ordre américain de contrôle des exportations a conduit Anthropic à suspendre Claude Fable 5 et Mythos 5 pour tous ses utilisateurs, partout dans le monde. Le service n’a été rétabli que le 1er juillet. Techniquement, rien ne s’était cassé.
Les situations diffèrent : Quad9 choisit de partir, Anthropic s’est conformée à un ordre. Mais la leçon est la même pour un dirigeant : un outil critique peut s’arrêter sur une décision de justice ou politique prise ailleurs, sans que vous ayez votre mot à dire.
Le vrai piège : le réglage par défaut
Box, pare-feu, serveurs, postes : tout est livré avec un DNS préconfiguré, ou saisi un jour par un prestataire. Personne ne le remet en question, donc personne ne sait qu’il existe, jusqu’au jour où il disparaît.
Ce que vous pouvez faire concrètement
- Inventorier : DNS de la box, du pare-feu, du serveur interne, ceux distribués aux postes (DHCP), et les réglages saisis à la main. Cherchez 9.9.9.9 et 149.112.112.112.
- Choisir en connaissance de cause : résolveur de votre fournisseur d’accès, autre résolveur public, ou résolveur interne. Chaque option est un compromis entre confidentialité, filtrage et maintenance.
- Prévoir deux DNS d’opérateurs différents, pour qu’une panne ou un retrait ne coupe pas l’entreprise.
- Tester et documenter : coupez un DNS volontairement pour vérifier que tout continue de fonctionner.
Quad9 n’est pas un cas isolé : les DNS publics disponibles en France se raréfient. Le sujet est simple à traiter, à condition de s’y prendre avant le 24 novembre. Un audit DNS prend quelques heures. Prenez rendez-vous avec Kaizit pour le faire ensemble.




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