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    L'extinction des réseaux 2G et 3G a commencé : êtes-vous prêts ?

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  • 11 mai 2026 par
    L'extinction des réseaux 2G et 3G a commencé : êtes-vous prêts ?
    Anthony VÉQUEAU

    2G et 3G : l'extinction des réseaux a commencé, vos équipements sont-ils prêts ?

    La fermeture progressive des réseaux 2G et 3G est engagée en France. Pour beaucoup d’entreprises et de collectivités, le sujet reste encore invisible, alors même qu’il peut concerner des équipements essentiels au fonctionnement quotidien : ascenseurs, alarmes, interphones, chauffage, télérelève, terminaux de paiement ou capteurs industriels. Le risque principal n’est pas seulement la panne, mais surtout la découverte tardive de systèmes oubliés, non cartographiés, ou intégrés dans des installations qui semblent “modernes” mais reposent encore sur une connectivité ancienne.


    Une fermeture déjà enclenchée

    L’ARCEP confirme que les opérateurs français ont annoncé depuis 2022 l’extinction progressive des technologies 2G et 3G au profit de la 4G et de la 5G. La 2G a déjà commencé à être arrêtée dans plusieurs zones, avec une généralisation prévue fin 2026 en France métropolitaine, tandis que la 3G doit s’éteindre à fin 2028. Dans votre cas, la Vendée, le Maine-et-Loire, la Loire-Atlantique, la Charente-Maritime et les Deux-Sèvres seront concernées par l’extinction 2G fin 2026, ce qui laisse peu de marge pour découvrir les dépendances tardivement.

    Cette échéance doit être lue comme un sujet de continuité d’activité, pas comme un simple sujet télécom. Un équipement qui dépend d’une carte 2G ou 3G ne "se dégrade" pas progressivement : le jour de l’arrêt réseau, il cesse de fonctionner. C’est précisément ce caractère brutal qui impose de lancer l’inventaire et la remédiation dès maintenant.


    Quels équipements sont concernés ?

    La liste des matériels concernés est souvent plus large qu’on ne l’imagine. Nous pouvons citer notamment les systèmes d’alarme, la télésurveillance, la téléassistance, les systèmes de pilotage du chauffage, les interphones et visiophones connectés... Dans un contexte professionnel, on retrouve aussi les ascenseurs, les capteurs industriels, la télérelève, les systèmes de supervision à distance, les terminaux de paiement et plus largement les solutions M2M (machine to machine).

    Les vieux smartphones, en particulier ceux de plus de dix ans, peuvent également être touchés s’ils ne sont pas compatibles 4G, et surtout s’ils ne supportent pas la VoLTE, indispensable pour conserver la voix et les SMS sur les réseaux de nouvelle génération. Le point important est simple : un équipement peut encore "s’allumer" et pourtant devenir inutilisable dès que la 2G ou la 3G disparaît.


    Le vrai risque : ce qu’on n’a pas recensé

    Le danger majeur n’est pas toujours l’équipement critique connu de tous. C’est souvent le petit module GSM installé il y a des années dans un local technique, la télésurveillance d’un site isolé, le pilotage à distance d’un chauffage, ou encore une alarme dont le contrat a été renouvelé sans revalidation technique. Ces systèmes sont fréquemment oubliés, non cartographiés ou mal documentés, ce qui rend leur identification difficile jusqu’au jour de la panne.

    Dans les PME comme dans les organisations multi-sites, ce risque est amplifié par la dispersion des responsabilités. Le service achat, l’exploitant, le mainteneur et l’intégrateur n’ont pas toujours la même vision du parc, et certains équipements ont pu être modifiés sans mise à jour de la documentation. La fermeture des réseaux 2G/3G agit alors comme un révélateur : elle met en évidence les zones d’ombre du patrimoine technique.


    Ce qu’il faut faire maintenant

    La première étape consiste à établir un diagnostic complet des équipements utilisant encore la 2G ou la 3G. Dans un environnement professionnel, ce diagnostic doit être structuré comme un mini-projet de continuité, avec un inventaire, une criticité, un calendrier et un budget. Un DSI en temps partagé peut vous aider à mener ce mini-projet.

    Voici une démarche simple et efficace :

    1. Recenser tous les équipements susceptibles d’utiliser la 2G/3G, y compris les équipements "invisibles" dans les bâtiments et les sites techniques.

    2. Identifier pour chacun le mode de communication réel : 2G, 3G, 4G, Ethernet, Wi-Fi, LoRa, IP fixe, ou autre.

    3. Vérifier la compatibilité du matériel avec la 4G et, si besoin, avec la VoLTE pour les usages voix/SMS.

    4. Classer les équipements par criticité métier : sécurité des personnes, production, relation client, conformité, confort, etc.

    5. Planifier les remplacements ou migrations avant les dates d’arrêt, en tenant compte des délais d’approvisionnement et d’intervention.

    L’enjeu n’est pas seulement technique ; il est aussi organisationnel. Plus le parc est important, plus le temps nécessaire pour qualifier, commander, installer et tester les remplacements devient long. Attendre 2026 pour lancer le sujet, c’est prendre le risque de trouver des délais d’approvisionnement incompatibles avec les échéances.


    Prioriser sans tout remplacer d’un coup

    Il n’est pas nécessaire de tout changer immédiatement. En revanche, il faut arbitrer rapidement entre ce qui peut être conservé avec une simple mise à jour ou une migration réseau, et ce qui doit être remplacé. Certains téléphones peuvent retrouver des fonctions d’appel via une mise à jour logicielle si la VoLTE est supportée. D’autres équipements devront être remplacés car ils ne sont pas compatibles avec les technologies modernes et ne pourront plus fonctionner.

    La bonne approche consiste à prioriser par impact métier. Les équipements liés à la sécurité des personnes, à l’alarme, à l’accessibilité, à la continuité de service ou à la production doivent passer en premier. Ensuite viennent les usages de confort, puis les usages non critiques. Cette hiérarchisation permet de maîtriser le budget tout en réduisant le risque opérationnel.


    Un sujet de continuité, pas de technologie

    La fermeture des réseaux 2G et 3G est une évolution normale du marché télécom, portée par des considérations de sécurité, de performance, d’efficacité énergétique et de réallocation des fréquences. Mais pour les organisations utilisatrices, elle doit être abordée comme un sujet de résilience. Un système dépendant d’un réseau appelé à disparaître n’est plus un actif pérenne.

    C’est pourquoi il faut lancer l’anticipation dès maintenant, en particulier dans les territoires concernés par les premières vagues d’extinction. La question n’est pas de savoir si la migration sera nécessaire, mais quand elle devra être exécutée et avec quel niveau de préparation. Les organisations qui agissent tôt gagneront en maîtrise, en coût et en sécurité.


    Source : https://www.arcep.fr/mes-demarches-et-services/consommateurs/fiches-pratiques/extinction-reseaux-mobiles-2g-3g.html

    # Anticipation DSI en temps partagé Résilience TPE/PME
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    Anthony VÉQUEAU 11 mai 2026
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